Wonder. R.J. Palacio

«  »Ne jugez pas un livre sur sa couverture.
Ne jugez pas un garçon sur son apparence. »
« Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire. »
Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la première fois, ses parents l’envoient au collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux ? »

(Pocket jeunesse, 2013, 416 pages)Wonder
Ah! Quel livre mes amis!

Ce mois-ci au club de lecture, j’ai à lire les vieux ne pleurent jamais de Cécile Curiol sur lequel j’ai sauté en sortant de mon rendez-vous mensuel. Sauf qu’il a été à l’origine d’une panne de lecture. A tel point que j’étais en manque sans pour autant savoir vers quoi me tourner, sans parvenir à définir ce qui me faisait envie… L’heure était grave.

J’ai donc fait appel à une libraire (après avoir fait une petite razzia au rayon BD). Et il faut bien le reconnaître, elle a tapé juste. Elle n’a pas lésiné sur les arguments et m’a bien vendu Wonder, me promettant qu’il était impossible de ne pas aimer. J’avoue l’avoir acheté en grande partie pour lui faire plaisir, sans être vraiment convaincue. J’avais tord, comme quoi, il faut faire confiance à nos libraires! 🙂

Wonder, c’est l’histoire d’August Pullman, un jeune garçon né avec une malformation faciale. « Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire.  » Pour cette raison et aussi parce qu’il a subit un grand nombre d’interventions chirurgicales durant son enfance, il n’est jamais allé à l’école et vie avec sa mère qui lui donne des cours. Conscient de sa différence mais heureux, il a appris à vivre avec, tout comme ses parents et sa sœur Via.
Jusqu’au jour où ses parents lui propose de faire son entrée au collège. Après quelques hésitations et bien que l’aventure fasse trembler tous les membres de la famille, il se lance et part affronter les regards et les critiques les plus dures : celles de l’adolescence. Il n’est pas le seul narrateur de l’histoire puisque l’on a également le regard de quelques amis et de sa sœur. On sait donc comment est perçu August de l’extérieur, comment Via gère, s’adapte et culpabilise parfois de ses réactions.

Attention, info surprenante : lire un roman jeunesse ce n’est pas régresser! 🙂 Vivre dans la tête d’un enfant de 10 ans ne signifie pas adopter un style bébête. Et ça c’est agréable. L’auteur parvient à nous livrer les pensées d’August avec beaucoup de réalisme et de crédibilité. Auggust est un enfant intelligent, créatif, doté d’un sacré sens de l’humour et qui sait manier l’autodérision. Il est attachant et force l’admiration. J’ai eu beaucoup de mal à le laisser.

Ce livre est un petit bijou, une véritable ode à la tolérance, à la différence, au dépassement des préjugés. L’auteur a su aborder un sujet grave en étant juste, sans tomber dans le pathos. Bravo!

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7 commentaires

  1. C’est vrai que je ne devrais pas me fier aux couvertures des livres car celle-ci ne m’a jamais incitée à lire le résumé alors qu’il pourrait sûrement me plaire.
    Et je suis d’accord avec toi, la littérature jeunesse est bonne pour tous les âges quand on la choisit bien et que l’on ne tombe pas dans le tout-commercial.

      • Merci pour le conseil, il est noté dans ma wish list 🙂 Oh pour les 4 soeurs, tu peux aussi y aller les yeux fermés, c’est génial !! J’ai dévoré les 4 tomes, c’est magique. L’écriture de Malika Ferdjoukh a tellement de charme.

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