Traitors Gate – Ann ePerry

« Sir Arthur Desmond, mentor du commissaire Thomas Pitt, est retrouvé mort dans un club londonien. Accident ? Suicide ? Son fils n’y croit pas et demande à Thomas d’enquêter. Pendant ce temps, au ministère des Colonies, un traître divulgue à l’Allemagne des informations sur la politique anglaise en Afrique. Or, Desmond travaillait aux Affaires étrangères et avait porté des accusations contre le gouvernement au sujet des colonies. Les suspects : un groupe d’hommes très influents et fort soucieux de leur réputation. C’est alors que le corps d’une aristocrate londonienne est découvert dans la Tamise… » (Editions 10/18, 2004, 384 pages)traitors-gate-anne-perry

C’est toujours avec joie que je découvre une nouvelle aventure des époux Pitt. Comme vous le savez, Anne Perry est pour moi une valeur sure, je sais que je prends peu de risques lorsque je m’y plonge. J’ai pris il y a quelques temps une bonne résolution, celle de les lire davantage dans l’ordre pour voir la progression des personnages. C’est pourquoi, je suis passée du tome 2 au tome 15… 🙂 ! La faute à un matin un peu pressé et à un mantra que j’applique depuis longtemps : jamais sans mon livre.

Bref. Nous retrouvons Thomas, récemment promu commissaire à Bow Street suite au départ de son prédécesseur Mickah Drummond. Son nouveau statut a permis à sa petite famille de déménager dans une maison plus grande au sein d’un quartier plus agréable. Charlotte qui a pu engager une deuxième bonne pour aider Gracie dans ses taches, se retrouve avec davantage de temps libre…pour aider son mari !
Dans cet opus, Thomas retrouve un ami d’enfance Matthew Desmond, venu lui annoncer la mort de son père. Thomas qui le considérait comme son père adoptif en est très affecté. Deux théories viennent expliquer cette mort subite : la sénilité (il aurait pris une dose trop forte de Laudanum), ou le suicide. Ni l’une ni l’autre ne conviennent à Thomas et Matthew car elles ne correspondent en rien à la personnalité de l’homme décédé. D’autant plus que Matthew suspecte un meurtre, en raison de plusieurs accidents étranges dont auraient été victime son père. En effet, Sir Arthur Desmond expliquait clairement et à qui voulait l’entendre, son opposition à la politique coloniale de l’Angleterre, et dénonçait le financement des expéditions africaines de certains citoyens anglais. Une chose mal venue dans les milieux aristocrates. Ses propos dérangeaient et sa mort n’en est que plus suspecte aux yeux de Pitt et Matthew, à qui celui-ci demande d’enquêter. Rapidement, ils vont s’apercevoir que l’enquête devra être menée avec discrétion, à leur risque et péril.
Matthew demande également à Pitt de découvrir le traitre qui divulgue aux allemands des renseignements sur la politique coloniale de l’Angleterre en Afrique. Farnsworth, le supérieur de Pitt, lui demande de faire de cette enquête une priorité afin de protéger les accords alors en cours de négociation. Priorité qu’il tiendra jusqu’au jour où l’on découvre le cadavre d’une aristocrate sur les berges de la Tamise, au pied de Traitors Gate…

C’est un mois chargé pour le nouveau commissaire ! Plus Thomas Pitt avance dans ses enquêtes plus l’emprise du Cercle Intérieur, une société secrète de gentlemans de prime abord bien sous tout rapport, se fait sentir. Ne sachant pas en qui il peut avoir confiance, ses appuis sont encore plus restreints. Charlotte lui prêtera mains fortes autant que possible, tout comme Lady Vespasia qui a ses entrées dans la bonne société, ou encore Eustace March, son gendre. Nous retrouvons dans cet opus Nobby Gunne, une aventurière qui connait bien l’Afrique pour y avoir séjourné, et déjà croisé lors d’une autre enquête.
Comme vous pouvez le constater, cet opus est chargé en intrigues et en rebondissements ! Mais rassurez-vous il est très facile de les suivre. Nous en apprenons davantage sur l’enfance de Pitt. J’ai aimé son retour à Brackley, sa ville natale et la rencontre avec des gens qui le côtoyaient enfant.
Le thème de la colonisation abordée dans ce livre et les points de vue des différents protagonistes sur le sujet sont instructifs et ont trouvé un étrange écho dans l’actualité et dans ma lecture de L’hiver du monde de Ken Follet que je poursuis en parallèle. J’ai regretté l’absence d’Emilie, actuellement en voyage en Italie, mais elle était compensée par la présence de Lady Vespasia dont la prestance, les bons mots et les prises de position sont toujours aussi délectables.
Encore une fois, l’intrigue rebondie jusque dans les dernières pages (littéralement) même si on y voit plus clair au fil des pages.

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