Une place à prendre. J.K. Rowling

« Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…
Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige. » (Editions Grasset, 2012, 682 pages)une place à prendreVous voici aujourd’hui face à ma dernière lecture dans le cadre du mois anglais. Je ne vous ai pas encore parlé de ma première lecture, mais pourquoi faire les choses dans l’ordre ? C’est beaucoup trop prévisible ! 🙂

On ne peut pas dire que la quatrième de couverture nous en dise beaucoup sur le premier livre de J.K. Rowling post Harry Potter. Forcément, elle était attendue au tournant. Forcément, Une place à prendre à fait beaucoup parler de lui. Et forcément, les avis étaient divergents! Quand c’est comme ça, le mieux c’est de se forger son propre avis. Et quand le livre vous tend les bras sur l’étal d’un bouquiniste, un jour de grand soleil…
C’était il y a 2 ans… Mais je n’avais pas encore participé au Mois anglais, c’est pour ça qu’il est resté dans ma PAL si longtemps !! (officiellement en course pour la palme de l’excuse bidon)

La semaine dernière, je me suis donc installée à Pagford, petite bourgade idyllique et conservatrice de la campagne anglaise, à quelques heures de Londres. Dans cette petite commune en proie à une guerre de clocher avec Yarvil la ville avoisinante, tout le monde se connaît. Enfin, les habitants ne connaissent des uns et des autres que ce qu’ils veulent bien voir et ce que les autres veulent bien leur montrer (vous suivez ?). Car c’est bien connu, tout le monde a un petit secret…
Barry Fairbrother, conseiller paroissial, père et mari aimant, adoré de tous, décède brusquement. Sa place au Conseil est donc vacante. Des élections vont avoir lieu et les prétendants au « trône » sont nombreux. Les personnalités et les ambitions personnelles vont rapidement faire éclater le vernis sous lequel chacun se cache et se croit protégé. Les rancoeurs vont prendre de l’ampleur d’autant plus que les habitants sont divisés : les pros « Cité des champs » dont Barry était un fervent défenseur et les contre avec pour figure emblématique Howard, président du Conseil paroissial (=président de la république de Pagford). Pour lui, la Cité des Champs n’est qu’un furoncle sur le nez Pagford : n’y habitent que des parasites et des drogués, des bons à rien qui menacent la tranquillité de la commune et dont la clinique de désintoxication Bellchapel est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! La famille Weedon est d’ailleurs représentative de la population vivant dans ce quartier. Krystal Weedon est la clé de voute de cette histoire. Mais il y a aussi Andrew, adolescent complexé qui hait son père, Colin, prétendant au poste vacant mais sujet à des TOC qui lui bouffent la vie, Sukhvinder, fille d’immigrés en manque de reconnaissance maternelle, Sam qui s’ennuie à mourir dans ce trou perdu, Gavin avocat fuyant, et bien d’autres encore, soit au total une dizaine de personnalités et autant de points de vue.

On retrouve bien la patte de J.K. Rowling dans Une place à prendre : des personnages poussés, un décor qu’elle a pris le temps de planter, une attention particulière donnée aux détails, un style simple. On ne peut pas dire que ce livre soit une réussite mais ce n’est pas non plus un échec. Il est à mon goût trop long : presque 700 pages pour une histoire qui aurait pu ternir dans 300-400 pages. Les personnages sont certes caricaturaux mais ils reflètent également l’individualisme dans laquelle nous plonge la société d’aujourd’hui. Par exemple, les personnages sont tellement autocentrés qu’ils ne s’étonnent pas qu’un enfant de 3 ans se balade seul en pleine journée. La gouvernance de Pagford met en lumière les luttes de pouvoir et la position sociale à laquelle beaucoup aspirent. Les adolescents sont en crise, malmenés par la vie mais aussi très lucides sur leurs parents. Ce roman se présente comme un condensé des personnalités qui nous entourent, de la vie comme elle peut être parfois. Tous font des choix, jonglent avec ce que la vie leur donne et tâchent de faire au mieux.

Bref, je n’attendais pas grande chose de ce roman donc je ne suis pas vraiment déçue. C’est une lecture en demi-teinte, agréable mais un peu longue, qui ne m’a pas apporté grand chose.

mois anglais

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11 commentaires

    • Il faut qu’il en sorte ! 🙂
      En plus du Mois anglais, l’autre motivation qui m’a poussé à le lire c’est ma propre interdiction à lire ses policiers (l’Appel du coucou…).
      Maintenant que c’est fait, plus rien ne me retiens…

  1. J’avais comme toi trouve le roman un peu long. Et j’etais tres confuse par tous les personnages aussi au debut puis une fois vraiment l’intrigue installee j’ai bien aime mais ce n’est pas un livre que je relirais.

  2. Celui-ci a l’air d’avoir déçu les admiratrices d’Harry Potter, je ne suis donc pas pressée de le lire mais il faudra tout de même que j’essaie de lire JK Rowling car pour l’instant je n’ai rien lu d’elle !

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