L’égaré de Lisbonne. Bruno d’Halluin

« 1500. Deux ans après l’ouverture de la route des Indes par Vasco de Gama, l’armada de treize nefs et caravelles commandée par Pedro Álvares Cabral s’engage elle aussi en direction du cap de Bonne-Espérance. João Faras, médecin et chirurgien du roi du Portugal, cosmographe, est embarqué dans l’aventure. Il est amené à dessiner le contour de côtes jusqu’alors jamais observées, espérant ainsi contribuer à l’enrichissement du très convoité Padrão Real, la carte du monde royale et secrète. Envoûté ou effrayé par les peuples rencontrés, malmené par la tempête, la maladie et la faim, il se languit de sa famille et doute de jamais revoir Lisbonne, porte sur la mer océane.
En ces temps de grandes découvertes, João erre entre le Moyen Âge et la Renaissance, le judaïsme et le christianisme, entre la terre et la mer, l’Ancien et le Nouveau Monde. » (Gaïa, 2014, 250 pages)égaré de lisbonneL’égaré de Lisbonne fait partie de la sélection du Prix des Lecteurs Nantais. C’est typiquement le genre de livre vers lequel je ne serais jamais allée! J’adore la mer, même si elle me rend malade, mais les récits d’exploration ne m’emballent pas vraiment. Mais bon, c’est ça l’avantage des prix littéraires : sortir des sentiers battus!

Rappelons le contexte : en 1500, l’Amérique a été découverte depuis 8 ans par Christophe Colomb et l’on cherche à atteindre les Indes en contournant l’Afrique. La carte du monde connu est loin de ressembler à celle que l’on connait aujourd’hui et des cosmographes participent aux expéditions pour dessiner les contours des terres nouvelles. La connaissance du monde est un trésor que les pays s’arrachent. L’Europe est régulièrement en guerre que ce soit pour des territoires ou des religions. On découvre les épices, le commerce d’esclave voit le jour. Bref, on sort du Moyen Age et on entre petit à petit dans la renaissance.

Nous suivons donc João Faras, médecin et chirurgien pas vraiment convainquant, qui n’exerce son métier qu’avec dégoût et est bien plus intéressé (ça ne veut pas dire doué hein) par l’astrologie et la découverte de nouveaux territoires. C’est pour cette raison qu’il embarque sur l’armada menée par Pedro Alvares. Il nous raconte la vie difficile des marins à bord, la mort omniprésente, le mal de mer, l’importance de la foi, la lâcheté des hommes, les stratégies militaires… De retour à terre après 1 an et demi d’absence, il garde des séquelles de son voyage en mer et a du mal à se réadapter avec la vie réelle, à retrouver sa femme et ses filles. Pour gagner sa vie, surmonter ses angoisses et pimenter son existence, il trempera dans des plans douteux parfois même dangereux.

Un roman foisonnant de détails historiques que le petit précis en fin d’ouvrage vient compléter et aide le lecteur à faire la part du réel et de la fiction. C’est fou de se dire qu’un pays aussi petit que le Portugal ait pu mener des explorations aussi importantes. J’ai bien aimé l’intrigue de la carte qui aurait méritée d’être centrale et mieux menée. Par contre, je n’ai pas aimé le personnage principal qui est faible et dont la stupidité et le ridicule m’ont souvent agacé. De manière générale, je me suis souvent ennuyée pendant ma lecture, notamment dans la première partie relatant la conquête maritime.

En bref : de bonnes idées mal exploitées qui donne un roman ennuyeux.

PLN

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