L’égorgeur de Westminster Bridge. Anne Perry

« Le gentilhomme ligoté au réverbère de Westminster Bridge est vêtu très élégamment – fleur à la boutonnière, chapeau haut de forme, écharpe blanche habillée -, mais il est mort, la gorge tranchée. Qui a tué Sir Lockwood Hamilton, cet homme charmant et l’un des plus consciencieux membres du Parlement ? Avant même que l’inspecteur Thomas Pitt ne commence son enquête, l’un des collèges de Sir Lockwood rencontre lui aussi la même destinée au même endroit. Charlotte, la tendre épouse de Thomas, ne peut résister à l’envie d’aider son mari. Mais, pendant ce temps, l’égorgeur de Westminster Bridge continue son oeuvre macabre… » (10/18, 379 pages, 2001)egorgeur de westminster bridgeJamais de fin d’année sans un petit Anne Perry! C’est ma tradition. D’habitude j’en profite pour en lire un issu de la série de Noël mais j’avais envie voire besoin de Charlotte et Thomas Pitt. Alors j’ai cédé ! 🙂 L’égorgeur de Westminster Bridge est le 10ème de la série.

Thomas Pitt est appellé en pleine nuit pour constater la mort d’un parlementaire anglais, égorgé sur Wesminster Bridge par une belle nuit de printemps. Après avoir prévenu la famille et enquêté sur l’entourage et les activités de la victime, les pistes sont maigres voire inexistantes pour notre inspecteur. Heureusement, il est soutenu par son supérieur. Un deuxième meurtre vient rapidement compliqué l’enquête. En effet, il n’apporte pas d’éléments nouveaux car les deux victimes n’ont rien en commun.
De son côté, Charlotte s’intéresse de près aux évolutions sociales qui secouent l’angleterre et les femmes depuis quelques années. Après avoir obtenues le droit de ne plus être considérée comme un meuble par leur mari, les femmes militent pour le droit de vote avec à leur tête Florence Ivory. Ces opinions sont loin d’être bien accueillies par les politiques et la gente masculine. Les militantes sont raillées et remises à leur place.
Cette enquête va donner du fil à retordre à Thomas Pitt et l’aide de Charlotte et de Lady Vespasia ne sera pas inutile pour percer les pensées de la haute société.

J’ai davantage aimé cet opus pour les questions sociales et sociétales qui sont traitées que pour l’enquête qui piétine et qui entraîne quelques longueurs. Je ne m’attendais pas au dénouement qui arrive dans les toutes dernières pages, as usual, mais un peu trop comme un cheveu sur la soupe. Charlotte se montre téméraire voire même tête brûlée lorsqu’une cause lui tient à coeur. La place des femmes à la fin du XIXème siècle nous est décrite sans fioriture et nous rappelle qu’elle chance nous avons aujourd’hui et quel combat les femmes ont du mener pendant toutes ces années.

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