Et rien d’autre. James Salter

« La Seconde Guerre mondiale touche à sa fin. À bord d’un porte-avions, au large du Japon, Philip Bowman rentre aux États-Unis. Il a deux obsessions, qui l’accompagneront tout au long de sa vie : la littérature et la quête de l’amour. Embauché par un éditeur, il découvre un milieu très fermé, fait de maisons indépendantes, et encore dirigées par ceux qui les ont fondées. Bowman s’y sent comme un poisson dans l’eau, et sa réussite s’avère aussi rapide qu’indiscutable. Reste l’amour, ou plutôt cette sorte d’idéal qu’il poursuit, et qui ne cesse de se dérober à lui. L’échec d’un premier mariage, l’éblouissement de la passion physique et le goût amer de la trahison sont quelques-uns des moments de cette chasse au bonheur dont l’issue demeure incertaine. » (Editions de l’Olivier, 2014, 364 pages)

rien-autre-salterEt rien d’autre fait partie des livres encensés par la critique en cette rentrée littéraire. James Salter m’étais pourtant inconnu et son livre ne m’attirait pas plus que ça. Jusqu’au jour où j’ai vu un mini reportage sur lui à la Grande librairie. C’est donc l’auteur lui-même qui m’a attiré dans ses filets.

Nous sommes à la fin des années 40. Philip Bowman, à peine trente ans, militaire, rentre chez lui après avoir servi dans le pacifique. Il décide de reprendre ses études et intègre une prestigieuse université. Les opportunités qui se présentent le font entrer dans le milieu très fermé de l’édition. Prestige, classe et élégance auréole ce métier exercé par des passionnés. Une mère aimante, un travail épanouissant, une chose manque à son bonheur : l’amour d’une femme. Lui qui auparavant n’y prêtait guère attention, se surprend à partir à sa recherche. C’est sur un coup de foudre et d’audace qu’il rencontrera Vivian. L’échec de ce mariage remettra profondément en question notre héro et ses attentes.

Plus que des hommes, Et rien d’autre décrit une époque. L’atmosphère qui est dépeinte dans ce livre est issue d’un autre âge. Le lecteur assiste à la fin d’une ère, et aux changements profonds qui ont marqué les années 50 à 80. Notre héro reste figé dans un temps et un monde qui tend à disparaître. Il en est le spectateur, comme si le temps n’avait pas d’impact sur lui.
Les femmes sont une part importante de ce roman. Bowman en croisera plusieurs dont les personnalités variées bousculeront son quotidien, comme des parenthèses un peu folles dans une vie bien rangée. Chacune de ses aventures lui apprendra quelque chose sur lui, l’amour, le couple, ses envies, la construction de sa vie et la recherche du bonheur.
Si James Salter nous fait part des transformations qui s’opèrent : émancipation, divorce, indépendance, reconnaissance sociale, travail…il nous présente des femmes à la fois émancipée mais toujours à la recherche des mêmes choses : l’amour et la sécurité. Comme si la forme (la société) et le fond (l’humain) étaient dissociés.

Je sors de ma lecture un peu perplexe. Je ne suis pas certaine d’avoir saisie l’ambition de l’auteur. James Salter écrit très bien. Le roman est fluide, les chapitres s’enchaînent. Mais j’ai eu du mal à entrer dans cet univers qui pourtant avait tout pour me séduire. Je m’attendais à entrer dans les coulisses de l’édition mais on est coincé dans le corps du personnage principal. Le roman s’étend sur 40 ans et malgré un début fort, il ne se passe pas grand chose. Pendant toute ma lecture, je me suis demandée où l’auteur voulait en venir. Du coup, mon intérêt a peu à peu décru. Philip Bowman m’a régulièrement paru fade, vieux jeu et naïf. La place et le rôle de la femme est à remettre dans le contexte sinon c’est à hurler :-).
Tout ça me parait un peu fade et j’ai eu beau laissé décanter avant de vous en parler, je n’ai pas réussi à y mettre de la couleur. C’est un roman sépia. Je me demande si je ne suis pas trop jeune pour l’apprécier.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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2 commentaires

  1. c’est chiant. Curieusement il plait aux critiques, éditeurs et autres (entre nous patins couffins…), mais dès qu’on regarde sur les blogs, les gens ont trouvés cela sans relief, et ennuyeux, et moi je le termine difficilement avec une vraie envie de bailler.

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