Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Jonas Jonasson

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux cleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja…(Pocket, 2013, 507 pages)le-vieux-qui-ne-voulait-pas-feter-son-anniversaire

Difficile de passer à côté du Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Je l’ai acquis en 2012 et il prenait la poussière depuis sur mon étagère. Il m’attirait sans plus mais je me suis dit que l’été était propice à ce genre de lecture donc je me suis lancée. Et je suis tombée sur une histoire complètement déjantée !

Allan est sur le point de fêter ses 100 ans lorsqu’il décide de se faire la malle. Il n’a aucune envie de passer le reste de sa vie auprès de vieillards séniles, de femmes qui ne lui parlent que d’interdits (pas d’alcool, pas de ci, pas de ça, etc.) Bref, il saute de son balcon juste avant le début des festivités et décide de prendre le premier train qui se présentera. En chemin, il récupère la valise qu’un jeune motard antipathique lui a demandé de garder. S’en suit deux poursuites : l’une menée par le jeune motard pour récupérer sa valise et l’autre par la police du comté alertée par la maison de retraite de la disparition du centenaire.

Deux récits sont menés en parallèle : le passé d’Allan et sa fugue. Depuis l’enfance Allan est passionné d’explosifs et déteste la politique. Faux naïf mais vrai malin, ses rencontres le feront voyager dans le monde entier, côtoyant les plus grands de ce monde : Franco, Staline, Mao, Churchill et bien d’autres. Pour Allan, une amitié ne se crée qu’après un bon repas et un verre d’alcool bien fort, ce qu’il démontrera au fur et à mesure de ses aventures.

Jonas Jonasson réécrit allègrement l’Histoire de manière complètement farfelue mais elle tient la route. En fermant ce livre, vous saurez tout de la guerre d’Espagne, des luttes de pouvoir en Chine ou encore de l’invention de la bombe atomique. Vous ne regarderez plus Albert Einstein de la même manière et découvrirez Bali sous un autre angle.
Si Allan est la figure centrale de ce roman, il est entouré de personnages aussi déjantés que lui : un vendeur de saucisses bardé de diplômes, un chef de gang sans gang, un éléphant qui voyage en bus ou encore un flic complètement dépassé par les évènements.
Un conseil : ayez l’esprit ouvert pendant votre lecture et mettez votre sens moral de côté car dans cette histoire, ce n’est pas forcément les méchants qui sont punis !

J’ai été surprise de découvrir un roman sans longueurs ni situations alambiquées (ce qui n’était pas gagné face à l’imagination débordante de l’auteur).  Malgré tous ces points positifs, je suis restée sur ma faim. Cette histoire à fort potentiel est sous exploitée à mon goût. Les situations sont cocasses, parfois invraisemblable mais pour certaines sont trop rapides, pas assez creusées. D’ailleurs, un mois après ma lecture, je me rends compte que je n’en ai pas retenu grand-chose. Tout de même, j’ai passé un moment agréable, et l’humour et le style m’ont plu.

 

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