Le voyage dans le passé. Stefan Zweig

« Louis, un jeune homme pauvre mû par une « volonté fanatique », tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il doit partir au Mexique pour une mission de confiance. La grande guerre éclate. Les retrouvailles du couple n’auront finalement lieu que neuf ans plus tard. Leur amour aura-t-il résisté ? » (Le livre de poche, 2010, 82 p)
voyage dans le passéJe vous avais prévenu : j’ai récidivé…et je vous invite à faire de même ! Découvert au mois de mars grâce à Lettre d’une inconnue, j’avais très envie de lire un autre écrit de Stefan Zweig. Le Voyage dans le passé est une courte nouvelle (80 pages) qui raconte l’histoire de Louis, jeune chimiste allemand né dans une famille pauvre qui ne doit sa réussite qu’à un travail acharné. Bientôt, il est engagé comme secrétaire particulier de G., un riche industriel. Atteint d’une sciatique qui le cloue régulièrement au lit, G. est à la recherche d’un secrétaire particulier, intelligent et digne de confiance. Ayant (sur)veillé les travaux de Louis, il lui propose le poste que celui-ci finira par accepté. Sa santé se détériorant, Louis emménage chez G. où il se sent rapidement comme chez lui grâce à la bienveillance de la maîtresse de maison et à l’amitié qu’il noue avec le fils. S’étant rendu rapidement indispensable, il se voit confier une mission de deux ans au Mexique, qu’il ne peut refuser. C’est le jour de cette annonce qu’il met des mots sur les sentiments qu’il éprouve pour la femme qui l’héberge.

Dans cette nouvelle il est question d’amour bien sûr. Mais aussi du temps qui passe, du destin, de l’impact de la vie sur les êtres et les sentiments. La passion peut-elle restée intacte, malgré le temps et l’éloignement ? Après neuf ans de séparation que reste-t-il : l’amour ou le souvenir de cet amour ?

Le thème a déjà été traité mille fois mais Zweig à vraiment un don pour décrire, parler et explorer les sentiments. C’est doux, sensuel, tragique. J’ai beaucoup aimé la forme (80 pages dont les paragraphes s’enchaînent), la réflexion menée et surtout la fin. C’est poétique et ça laisse songeur… Un conseil : à lire d’une traite !

En passant, cette nouvelle est restée inédite jusqu’en 2008 ! Et dire qu’on aurait pu louper ça!

Publicités

8 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s