American Desperado. Jon Roberts, Evan Wright

« Wright est un grand journaliste, Roberts un génie du crime. Ensemble, ils retracent la jeunesse mafieuse de Jon Roberts à New-York, ses dérapages de commando au Vietnam, son ascension de cocaïne cowboy…ce sera la matière d’American Desperado, effrayante épopée de la réussite criminelle. » (13ème note éditions, 2013, 700 pages)

American DesperadoFans des films de gangsters, de Scarface et du Parrain ? Ce livre est pour vous !

Sexe – drogue – violence

C’est trois mots résument à eux seuls American Desperado. Ce livre, mi-biographie, mi-témoignage, mi-enquête est tout simplement GENIAL.

Jon Riccobono nait à New York en 1948. Son père, un homme violent fait partie de la mafia. A l’âge de 7 ans, il est témoin d’un meurtre perpétré par son père qui le marquera à vie. Très vite, il adopte la philosophie de vie paternelle « le mal est plus fort que le bien. Si tu as un doute, choisis le mal ».
Son histoire familiale mouvementée va très vite le mener à la drogue. Elevé à « bonne école », il sait s’entourer et comprend rapidement les rouages du business. Avec les Outcasts, Jon apprend à se battre et monte ses premiers coups : braquer des junkies pour récupérer l’herbe et le fric. Il est ensuite recruté par ses oncles mafieux pour devenir coursier, soit inciter fortement les mauvais payeurs à rembourser.

A partir des années 1960, la drogue se répand à vitesse grand V aux Etats-Unis. C’est en braquant et en fournissant les étudiants que Jon développe son business tout en travaillant pour son oncle. Jusqu’au jour où il est arrêté pour enlèvement et tentative de meurtre.

En prison, il profite d’une opportunité : s’il s’engage dans l’armée, son casier sera effacé. Après un entraînement intense, il intègre un commando d’élite et est parachuté au Vietnam où il écorchera vif et tuera sans vergogne vietcong et civils. De retour à New York, une série de meurtres le contraindra à l’exil à Miami où il montera de nouveau un business florissant. Pendant dix ans, il assura la logistique du transport de cocaïne pour les Colombiens, au sein du cartel de Medellin. Grâce à ses relations, il a mis en place des moyens sophistiqués qui ont berné les autorités pendant plus de dix ans (aérodromes secrets, radio pour espionner les communications des garde-côtes, avions et voitures trafiqués capables de voler/rouler plus vite, plus longtemps, etc.

Même si beaucoup de noms ont été modifiés, on croise tout de même Jimmy Hendrix et O.J Simpson, Pablo Escobar et de nombreux flics ripoux, des magistrats corrompus et des politiciens véreux. Les ramifications des réseaux de drogues, de blanchiment d’argents sont impressionnantes. Certains passages sont trash (à éviter au petit déjeuner).

J’aimerai souligner c’est le côté factuel de cette biographie détaillée et journalistique : à aucun moment Wright ne moralise Roberts, ne fait l’apologie de la violence ou prone une vénération pour le personnage. Il a enregistré et retranscrit sa vie telle que Jon Roberts lui a dévoilé, d’où le franc parlé transposé dans l’écriture. A plusieurs moments du récit, Evan Wrights étaie les propos de Roberts en ajoutant des extraits de rapports de police, de journaux locaux, d’interviews de proches (encore en vie !). Des notes instructives pour informer le lecteur de ce que sont devenus les associés de Roberts, pour expliquer des ramifications complexes où pour donner un autre angle au récit de Roberts. La construction du récit est telle que le lecteur est en haleine et veut connaître ce qui provoquera sa chute.

A la fin, une question demeure : comment se fait-il qu’un homme de cette envergure n’ai purgé que 3 ans de prison ? Je vous laisse le découvrir. Car vous l’aurez compris, ce livre est un véritable coup de coeur !

J’ai découvert ce livre dans le cadre de l’Opération #Un13eNoteCetEte ! Pour soutenir cette jeune maison d’édition qui suspend son programme de parution en raison d’importants problèmes financiers.
C’est quoi 13e note ? Le Rouquin Bouquine vous dit tout et vous en conseille même!!
https://www.youtube.com/watch?v=7n5HVFOz0aU&list=TLDhu1WDrlRfkyf1HeizDCUBTl3kaHFXQR

Une petite citation pour la route :
« La majeure partie du temps que j’ai passée sur cette terre, je n’ai eu aucun respect pour la vie humaine. Ça a été la clé de ma réussite »
Jon Roberts

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