Le peintre d’éventail. Hubert Haddad

C’est au fin fond de la contrée d’Atôra, au nord-est de l’île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l’auberge se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s’attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d’éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki.
Fabuleux labyrinthe aux perspectives trompeuses, le jardin de maître Osaki est aussi le cadre de déchirements et de passions, bien loin de la voie du Zen, en attendant d’autres bouleversements… (Editions Zulma, 2013, 187 pages)peintre éventailSi vous venez de lire la quatrième de couverture ci-dessus, vous l’aurez surement trouvé pleine de promesses. Je me voyais déjà au cœur d’un Japon verdoyant, où la technique du jardinier et l’art de l’éventail révèleraient une sagesse, une vie hors norme.

Pour la vie hors norme j’ai été servie. Pour le reste, vous pouvez passer votre chemin. Le peintre d’éventail, n’a pas tenu ses promesses. L’histoire nous est contée par Xu Hi-han, jeune cuisinier devenu disciple du peintre Matabei Reien. Matabei est arrivé dans la pension de Dame Hison suite à un accident de voiture qui a couté la vie à une jeune fille. Sans attache et traumatisé par cet évènement, il quitte Tokyo et la carrière qui s’ouvre à lui, pour se réfugier dans les montagnes et se reconstruire. Il fait la connaissance du vieux jardinier qui lui transmettra l’art du jardin et l’initiera à la peinture sur éventail. A son décès, Matabei transmettra à son tour son savoir à Xu Hi-han. Mais l’amour, en la personne d’Enjo, et les éléments, tremblement de terre et tsunami, vont mettre en péril l’équilibre précaire qu’il s’était construit.

Souvenez-vous, en avril j’avais déjà commencé ce roman sans le terminer car mon esprit était ailleurs. Ne baissant pas les bras, je me suis de nouveau plongée dedans au mois de mai… Et je suis complètement passée à côté. Je n’ai pas été touchée par les personnages entourés de mystère, ni par l’histoire, ni par le décor. Pour ce dernier, je suis plus sensible aux mots de Maxence Fermine dans Neige par exemple. L’écriture d’Hubert Haddad est particulière, extrêmement poétique. J’ai eu les mêmes sensations que lors de ma lecture de Sauf les Fleurs de Nicolas Clément : trop de poésie tue la poésie ! (et tue l’histoire).
Je suis surprise que cet auteur fasse partie de la sélection. Le Prix des Lecteur Nantais a pour objectif de mettre en valeur les jeunes auteurs peu connus et les petites maisons d’édition. Hubert Haddad n’en est pas à son premier coup d’essai ce qui le rend difficilement comparable avec les autres auteurs de la sélection. Les éditions Zulma regorgeant d’auteurs inconnus, je regrette que le choix du comité se soit porté sur Hubert Haddad.

Les avis divergent sur la blogo donc je vous invite à lire les billets de l’or des livres ou de la cause littéraire pour vous faire votre propre avis.
Mais peut-être que certains(es) parmi vous l’ont déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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2 commentaires

  1. Je l’avais lu à sa sortie, et je l’avais beaucoup aimé – en ce qui me concerne le thème s’y prêtait. J’avais moins aimé le dernier sur les soeurs Fox.

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