Beso de la muerte. Gilles Vincent

« Août 1936, Espagne
Accusé de sympathie républicaine, Federico García Lorca est exécuté quelque part entre Viznar et Alfacar.

Août 2011, France
Abandonné entre les rails, le corps carbonisé d’une jeune femme est retrouvé dans la petite gare de la Blancarde à Marseille.

Entre ces deux morts, s’écrivent les tragédies du vingtième siècle, les secrets d’État, les coulisses de la démocratie espagnole naissante et la passion dévorante d’une jeune femme pour l’ombre du poète.
Entre ces deux âmes suppliciées, un pacte étrange, bien au-delà du temps, va profondément bousculer la nouvelle enquête de la commissaire Aïcha Sadia. »
(Editions Jigal, 244 pages, 2013)


Mise en page 1
Avant dernière lecture pour le PLN (prix des lecteurs nantais) ! Heureusement, car j’ai jusqu’au 1er juin pour voter. Il y a encore 15 jours c’était loin d’être gagné : 4 livres étaient encore dans ma PAL ! Mais je tiens le bon rythme. Il faut dire que les week-ends prolongés m’ont bien aidé.

Au terme d’une soirée noyée dans l’alcool avec ses collègues, Thomas Roussel rentre chez lui. Claire, sa jeune compagne, lassée de cette vie, lui balance ses quatre vérités, rassemble ses affaires et claque la porte. Un départ sans retour. Il sombre alors dans l’alcool et la dépression jusqu’à ce qu’il rencontre Délia. Quatre ans de silence plus tard, le jour de son mariage, Claire l’appelle. Elle lui dit qu’elle a été enlevée, que sa vie est en danger car elle a mis à jour un secret explosif, des révélations qui vont bousculer d’importantes personnalités du monde politique. Le lendemain, l’équipe d’Aïcha Sadia découvre à Marseille le cadavre calciné d’une jeune femme. Roussel prend sa voiture et fonce pour résoudre l’affaire.

C’est le premier vrai polar de cette sélection et je n’ai pas été déçue. L’auteur nous entraîne dans une course contre la montre entre Marseille, Montpellier, Pau et Madrid. L’écriture est fluide, le style « parlé » (qui m’a parfois un peu gênée) et le rythme soutenu. Gilles Vincent se balade dans l’Histoire, abordant la période sombre du franquisme et celle des attentats menés par l’ETA, en y mêlant la littérature par l’intermédiaire de Federico Garcia Lorca. Même si je regrette quelques clichés : le flic ancien alcoolique ou la caricature du prof, l’intrigue est intéressante, bien ficelée et tordue.

Beso de la muerte est la troisième aventure du commissaire Aïcha Sadia. Je serais curieuse de lire Djebel, le premier opus de la série, pour bien saisir de parcours de chaque personnage récurent.

Et vous, connaissez-vous Gilles Vincent ? Avez-vous lu un de ces livres ?

PLN 2014

Publicités

10 commentaires

    • C’est vraiment bien ficelé. Je te conseille de commencer par le premier opus des enquêtes de la commissaire car je sors de ma lecture avec plein de questions sans réponse liés aux personnages.

  1. Je ne connais pas Gilles Vincent… « Beso de la muerte » ne me tente pas trop. J’ai bien compris qu’il s’agit avant tout d’un polar, mais l’appel à Federico Garcia Lorca me refroidit, j’ai été traumatisée par l’étude de ses oeuvres à la fac, je crois !

    • Tu peux y aller. Federico Garcia Lorca ne sert que de toile de fond à l’intrigue. Gilles Vincent ne s’attaque pas à l’étude de ses oeuvres 🙂
      J’ai presque eu le sentiment inverse : je ne connais pas cet auteur et aurait souhaiter en apprendre davantage.

  2. Coucou! Juste pour te prévenir que je t’ai taguée dans mon nouvel article « Tag des 11 questions » car ça m’intéressait vraiment de connaitre tes réponses! 🙂
    Au plaisir et à bientôt!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s