Un blanc. Mika Biermann

« L’expédition scientifique de L’Astrofant dans les contrées antarctiques était de calibre standard, avec au programme un petit supplément ludique : envoyer dans le ciel de minuit du 31 décembre 2000 une fusée de feu d’artifice depuis le pôle Sud, qui marquerait l’entrée dans le nouveau millénaire. Du gâteau.
Dire que ça a dérapé sur les pentes glissantes d’un iceberg quelconque serait trop facile – et très en-deçà de la vérité. Alors que s’est-il passé ? » (Editions Anacharsis, 2013, 133 pages)

un blanc

Une dizaine d’hommes mi-aventuriers, mi-scientifiques, matelots, photographe, médecin, mécène ou cuistot, s’embarque sur un brise-glace nommé l’Astrofant pour une petite virée en Antarctique. Objectif de la mission : tirer au pôle Sud une fusée géante le 31 décembre à minuit pour célébrer l’entrée de l’humanité dans son troisième millénaire.
A peine commencée, l’aventure tourne mal. La moitié de l’équipage reste coincée sur un iceberg après avoir tenté une sortie. Le premier officier du bateau se fait la malle avec une partie du feu d’artifice qui devait être tiré. Tandis que reste de l’équipage, coincé dans l’Astrofant en panne, se jauge, s’inspecte, se soupçonne sous l’œil d’un cuisinier nain amateur de bonne chair. Les péripéties qui s’ensuivent sont plus incroyables les unes que les autres.

L’expédition est racontée par plusieurs voix : celle du chef de l’expédition, celle du premier officier et celle du cuistot. J’ai regretté de ne pas avoir les points de vue des autres protagonistes car pour quelques péripéties elles auraient été enrichissantes. Néanmoins, leur absence confère à l’histoire un certain mystère. Mika Biermann maîtrise les descriptions. On ressent le froid, la faim, la fatigue. On espère la chaleur. On reste stupéfait devant la cruauté de quelques scènes, et on se marre avec le cuistot quand il prend la parole ou qu’il narre ses pensées lubriques. L’histoire est loufoque dans les situations comme le retour de l’homme-canon, mais aussi dans les théories exposées : il est question de réchauffement des eaux marines dû à la fiente des manchots. A coup de préface et de postface, Mika Biermann essaie de nous faire croire que cette expédition a réellement existé. A d’autres…

Une chronique courte pour un livre court, lu en quelques heures et qui m’a laissé aussi froide qu’un iceberg. Un blanc, c’est vous l’aurez compris, une histoire complètement givrée. Un roman qui détonne dans cette sélection du Prix des Lecteurs Nantais auquel je participe. Je pense que c’est un livre bourré de références aux romans d’aventures que je connais très mal et donc que je n’ai pas saisi. Avis aux amateurs !

PLN 2014

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