#1 Ces mots mis bout à bout

Lors de mes lectures, il m’arrive parfois d’être frappée par certaines phrases. Parce que j’aime leur style, parce qu’elles font référence à un vécu perso, parce que l’auteur à trouver les bons mots pour exprimer son sujet, ou encore parce qu’elles sont complètement farfelues… C’est dans les billets « Ces mots mis bout à bout » que je vous propose de partager ces instants.

Pour cette première, une phrase issue du roman d’Andrus Kivirähk, L’homme qui savait la langue des serpents, dans lequel je suis plongée depuis plusieurs jours:
« Je n’avais pas envie de le rencontrer, car ce n’était plus mon copain Pärtel : c’était Peetrus, il n’y a rien de plus laid que de voir une personne qui nous est familière et chère se changer en une créature étrangère et incompréhensible ». (Éditions Attila, hiver 2012-2013, p. 148)

Leemet le narrateur, a vu son fidèle ami Pärtel déménager au village. Sans nouvelle de sa part, il se met à le guetter jusqu’à ce que celui-ci apparaisse. A la place des retrouvailles chaleureuses et des vives discussions auxquelles Leemet s’attendaient, s’installe entre eux une hostilité, une gêne, de la colère et de l’incompréhension devant deux modes de vie qui s’opposent et que ni l’un ni l’autre ne parvient à expliquer.

Cette phrase a eu une forte résonance pour moi car il y a un peu plus d’un an j’ai « perdu » une de mes meilleures amies et j’en cherche encore l’explication. Elle reflète très bien mon état d’esprit sur le sujet.

Et vous, quelle phrase vous a marqué récemment ?

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